Skip to content

A 17 h 30, devant la collégiale Saint Maurice, était proposé

Le RABALOT

ou la fabuleuse histoire du Tramway des Deux-Sèvres

Par la chorale CANT'AMÜS
sous la direction de Anne Koppe
avec Jamel Rim, marionnettiste
et le duo instrumental Zharbis
dans une mise en scène de Jean-François Miniot

 

Quarante choristes accompagnés de leur marionnette, ainsi qu'un duo instrumental, ont retracé la fabuleuse histoire de ce tramway des Deux-Sèvres (TDS) qui transporta voyageurs et marchandises des années 1880 à la veille de la Seconde Guerre mondiale, desservant villes et villages et sillonnant plaines, bocages et collines des Deux-Sèvres et tout particulièrement la ligne du nord qui reliait Bressuire (79) à Montreuil-Bellay (49).

Robert, le mécanicien du tram et son chauffeur

En ce jour de l’an de grâce deux-mille dix-neuf, un car amena au château les élèves de CE1, CE2, CM1 et CM2 du R.P.I. Oiron – Brie – Pas de Jeu.
Les enfants avaient rendez-vous avec l’artiste Carine Klonowski.

Avec un minimum de moyens, l’idée était de créer des phénomènes et ambiances atmosphériques spectaculaires !

Expérimentation et création …
Coucher de soleil, aurores boréales, arc-en-ciel … les enfants ont expérimenté avec un dispositif simple et quelques trucages la force infinie de la lumière !

Quelques réalisations …

Vous pouvez télécharger quelques petites vidéos en cliquant sur les liens suivants : vidéo n° 1vidéo n° 2vidéo n° 3

Pendant qu’un demi-groupe était avec l’artiste, l’autre demi-groupe était pris en charge par Agathe
(les deux demi-groupes ont bien entendu permuté l’après-midi)

Enchantés par cette visite, les élèves lui ont offert quelques jours plus tard tout un ensemble de dessins dont le point de départ est l’oeuvre d’Eric Tabuchi « Portail UTOPARK » : la classe de CE1 a imaginé un monde ludique. Voici un échantillon …

Compléments - Quelques oeuvres éphémères réalisées par les élèves

A 15 heures, soixante-dix personnes ont pris place dans la salle des Belles-Lettres rabelaisiennes afin de suivre avec attention la conférence sur le thème :
Apparence(s) Interprétation(s) Réalité(s) dans l’oeuvre d’art

Qu’il soit un néophyte poussant pour la première fois la porte d’un musée ou un chercheur expérimenté, chaque regardeur, placé devant une œuvre d’art, se trouve confronté à un triple questionnement : Faut-il se fier aux apparences ? Comment interpréter cette œuvre ? Quelle est sa relation avec la réalité ?

L’historien de l’art et critique d’art Thierry Savatier, spécialiste du XIXe siècle et auteur de plusieurs ouvrages, a abordé ce questionnement au cours de sa conférence illustrée de nombreux exemples, de la Grèce antique à l’art contemporain.

La réalité d’une oeuvre d’art a été traitée en commençant par une anecdote rapportée par Pline l’Ancien (Zeuxis et Parrhasius), puis grâce aux oeuvres de Jordaens, Cabanel, Courbet, Magritte …

Finalement … est-ce une pipe ?

Passons aux apparences … Arcimboldo … anamorphoses … 29arrests ! …

Et les interprétations … à l’aide de Picasso, Courbet, …

Thierry Savatier s’est penché ensuite sur deux oeuvres de Giulia Andreani présentes dans l’exposition : Trois femmes – Sept femmes.

Après avoir évoqué l’identité de ces femmes, ainsi que leurs crimes, le conférencier s’interroge sur ce que cela nous révèle de la nature de l’être humain : il est né vil, capable des pires bassesses.
On a cherché à animaliser ces femmes : Ilse Koch, la chienne de Buchenwald ; Irma Grese, la hyène d’Auschwitz ; … mais aucun animal ne serait capable d’actes aussi sordides.
Par le titre de l’oeuvre, l’artiste nous rappelle que ce ne sont ni des animaux, ni des monstres, mais : trois femmes, sept femmes …

Pour le conférencier, l’artiste le plus révolutionnaire du vingtième siècle est Marcel Duchamp à travers deux concepts :

  • tout objet manufacturé devient une oeuvre par la seule volonté de l’artiste
  • il y a autant d’oeuvres d’art que de regards (chacun a droit d’interpréter une oeuvre d’art comme il l’entend et toutes les interprétations se valent).

Après avoir évoqué les différentes interprétations contradictoires que l’on peut faire du tableau de Gustave Courbet, l’Origine du monde, Thierry Savatier termine sa conférence en évoquant différentes méthodes pour interpréter une oeuvre.
En s’appuyant sur « Les Galettes » de Claude Monet, 1882 , il a proposé une analyse selon différents critères.

Toute oeuvre d’art provoque chez le regardeur une émotion.
La spiritualité n’est pas dans les religions (corrompues par le pouvoir et l’argent) ; elle est dans la contemplation d’une oeuvre d’art qui nous plaît (plaisir du regard, jouissance de l’esprit).

PREAMBULES

A 14 heures, les commissaires citoyens ont proposé une visite de l’exposition décalageS.
Après un bref rappel de l’historique et de l’intention de l’exposition, le public a pu ensuite prendre connaissance des différentes oeuvres et profiter des compléments disponibles dans les cartels à proximité.

Quelques minutes avant la conférence, l’assistance a pu apprécier une brève prestation de la chorégraphe Ambra Senatore.

Avant le début de la conférence ...

Le samedi 19 janvier 2019, à 14 h, une quarantaine de personnes ont pris place dans la salle Baumgarten afin d’assister à la lecture – performance de l’artiste Carine Klonowski.

L’artiste a proposé une lecture conçue spécialement pour l’occasion.
Elle a témoigné de l’apparition d’un mystérieux phénomène, souvent porté à l’écran mais rarement étudié.

FAISCEAUX SUR LA SIERRA NEVADA

Elle semblait croître d’intensité… puis diminuer. Il était clair que son déplacement n’était pas désordonné. C’était comme si l’Ether était descendu des montagnes hallucinées.

La performance a mis en jeu perception du paysage, quête, attente, fantasme du spectaculaire. Elle a été suivie d’un échange avec l’auditoire sur les différentes questions soulevées par la lecture.

Le groupe a ensuite gagné dans les combles du deuxième étage où l’artiste a commenté ses deux oeuvres présentes dans l’exposition : Before Sun Sets et Projecteur.

Pour terminer l’après-midi, les commissaires citoyens ont présenté l’exposition au petit groupe de l’association des amis du FRAC Poitou-Charentes qui avait fait le déplacement pour cette occasion.

Sierra_Nevada : fond d’écran MacOS Sierra

Vingt-cinq adhérents de l’association des Amis d’Oiron ont répondu à l’invitation et se sont retrouvés dans le hall d’entrée, accueillis par une brève allocution du président.

Les commissaires citoyen(ne)s ont ensuite exposé l’historique de la préparation de l’exposition ainsi que le thème choisi.

Pour conclure, quelques explications complémentaires ont permis de préciser le choix du Cristal de Neige.

Le petit escalier blanc nous a conduit au premier étage dans la Chambre du Roi au milieu de laquelle trônait la Terre (vue par Marianne Vitale).

Passage ensuite dans la salle d’Armes, où attendaient une série de photos (29 arrests).

Dans le salon de l’Arlequin, le portail UTOPARK dressait sa haute taille. Où menait-il ?

Qu’allait-on découvrir au bout de la galerie Renaissance ?

Weronika AP nous a-t-elle dévoilé tous ses secrets ?

Après quelques marches, dans les combles du second étage, les visiteurs découvraient des femmes semblant surgir du passé (Sept femmes, Trois femmes). Mais, fallait-il se fier aux apparences ?

Pour terminer, il restait à contempler les deux oeuvres de Carine Klonowski.

La visite s’est terminée par le verre de l’amité, dans la salle pédagogique.

Dans le vestibule d’entrée, douze personnes ont pris connaissance de l’historique et des intentions de l’exposition.

Cristal de neige : quels décalageS ?

Etape suivante : Chambre du Roi pour découvrir Earth et prendre conscience des rapprochements possibles entre l’oeuvre et les caissons du plafond.

Passage dans la salle d’Armes où attendent 29 Arrests.

Dans le salon de l’Arlequin, quelques explications devant le portail UtoPark …

Bien sûr, on ne peut pas oublier WeronikaAP.

Fin de la visite : dans les combles du deuxième étage …

Le 20 novembre 2018, mise sous enveloppe des cartons d’invitation.

Le 11 décembre 2018, des commissaires citoyens  et citoyennes sont venus prêter main forte à l’équipe de montage du château et du FRAC.

Le 12 décembre 2018, des commissaires citoyennes étaient présentes pour continuer à aider au montage.

 

 

 

Dans le but d’élaborer un évènement artistique (prévu pour décembre 2018) à partir d’une collection, celle du FRAC, et d’un lieu, le château d’Oiron , un groupe constitué de treize personnes et de membres des équipes du FRAC et du château s’est réuni toutes les 6 semaines depuis le mois de novembre 2017. On peut décomposer l’itinéraire en quatre phases.

Première phase : choix du thème

Une première réunion pour le lancement du projet s’est tenue le 16 novembre 2017, au château, salle du Soleil, avec les représentants du château et du FRAC Poitou-Charentes.

« … on est volontiers resté énigmatiques. Les questions ont fusé. On leur  a précisé qu’ils avaient les cartes en mains et que c’était à eux de construire leur propre exposition en s’appuyant notamment sur les collections du FRAC … » explique Samuel Quenault, chargé des collections au château d’Oiron.

« Julie Perez et moi-même les avons accompagnés dans leurs démarches mais nous sommes toujours tenu en retrait » précise-t-il

En effet, Samuel Quenault et Julie Perez, médiatrice au FRAC nous ont accompagné tout au long du projet. Lors des réunions suivantes (18 janvier 2018 et 8 mars 2018), des échanges d’idées très fournis ont permis de déterminer nos choix, avec une ligne cohérente. Nous avons souhaité explorer la thématique du rapport entre : les apparences, les interprétations et la réalité.

Deuxième phase : choix des oeuvres – intention de l’exposition

Le 12 avril 2018, l’équipe du FRAC Poitou-Charentes nous a alors proposé une liste de 35 oeuvres en rapport avec cette thématique que nous avons pu visionner et qui nous ont été détaillées.

Le groupe s’est ensuite réuni pour faire une première sélection et établir une pré-liste. Le samedi 26 mai 2018, nous avons été accueillis à LINAZAY où se trouvent des espaces d’expositions et les réserves du FRAC Poitou-Charentes et nous avons pu voir une grande partie des oeuvres qui avaient été retenues.

Une sixième réunion le 12 juillet 2018 a permis de terminer la liste des oeuvres retenues et d’énoncer clairement l’intention de l’exposition.

Troisième phase : scénographie – choix du titre – médiation

Le 13 septembre 2018, grâce à l’appui des équipes du FRAC et du château, nous avons pu attribuer un emplacement à chaque oeuvre retenue en écartant, quelque fois à contrecoeur, certaines oeuvres de la sélection.

« Des contraintes principalement techniques, difficultés d’accrochage d’oeuvres , ou de simples passages dans les portes anciennes », précise Samuel, habitué des installations d’art.

A la fin de cette réunion, nous avons adopté définitivement le titre de l’exposition : décalageS.

Les deux réunions suivantes (3 octobre 2018 et 8 novembre 2018) ont permis de mettre au point le dossier de presse (après de nombreux échanges en réunions plus ou moins informelles et envoi de moult courriels).  Après notre contribution à la réalisation des cartons d’invitation, nous sommes  ensuite passé à la mise au point des actions complémentaires : venue d’un artiste, conférence, …

Quatrième phase :  finalisation …

La réunion du 22 novembre 2018 a été consacrée à l’élaboration des textes accompagnant les cartels situés près des oeuvres (en tenant compte des interrogations et analyses de chaque membre du groupe).

Après de nombreux échanges en réunions ou par mails, nous sommes parvenu à un consensus qui nous a permis de « boucler » le dispositif lors de notre dernière réunion du 6 décembre 2018. Nous avons aussi participé à la réalisation du guide de visite pour les visiteurs.

Dans le numéro 64 (février 2019) de la revue (gratuite) JUNKPAGE (La culture en Nouvelle-Aquitaine) figure un témoignage de Robert (propos recueillis par Anna Maisonneuve).

Voici quelques extraits de l’article.

Pour revenir au projet, comment s’est-il déroulé ?

Les séances de travail étaient pilotées par Samuel Quenault, chargé des collections du château d’Oiron, et Julie Perez, la médiatrice du Frac. Lors de la première, fin 2017, on nous a demandé de réfléchir à une forme, puis à un thème. Très vite, on a opté pour une exposition tout en souhaitant qu’il y ait d’autres événements, comme des ateliers avec les scolaires, une performance, une conférence.

Et pour le thème ?

Assez vite, on est parti sur les rapports entre réalité et vérité, quelque chose de récurrent au château avec sa collection permanente « Curios & Mirabilia ». Beaucoup d’oeuvres laissent le visiteur dans l’interrogation. Qu’est-ce qu’il a vu ? Comment l’interpréter ? De là est née notre volonté d’explorer les zones d’incertitudes, les limites entre la réalité et la fiction. Initialement, c’était assez vague, puis ça s’est affiné. Parmi nous, quelqu’un a pensé au mot « décalage ». Et c’était ça ! On a pris contact avec le conférencier Thierry Savatier par le biais de l’université citoyenne de Thouars.
De fil en aiguille, la thématique s’est peaufinée autour de trois mots clefs : expérience, interprétation et réalité. On a essayé de faire en sorte que le visiteur passe par ces étapes dans la découverte des oeuvres.

Vous nous illustrez ça avec l’une des oeuvres sélectionnées ?

On peut citer le travail de Giulia Andreani, une jeune artiste d’origine italienne basée à Paris. A partir d’une image de femmes issues d’archives germaniques, elle a réalisé des portraits quasi monochromatiques en acrylique aquarellée. Ces femmes apparaissent dans des tenues et des
coiffures relativement banales mais qu’on est capable de dater aux années 1940. Il émane quelque chose de douloureux et de tragique de leurs visages …

Est-ce votre préférée ?

C’est celle que je comprends le mieux. Mais nous avons notre petite mascotte signée Anna Baumgart. Une petite sculpture d’environ un mètre de haut qui réinterprète en trois dimensions une célèbre photo prises lors des attentats du métro de Londres en 2005….

Que retenez-vous de cette expérience ?

Un souvenir des plus enrichissants. J’ai le sentiment d’être passé de l’autre côté du miroir. Plus jamais, je ne verrai une exposition du même oeil. J’étais loin d’imaginer qu’en amont il y avait un tel travail à accomplir. Je suis fier du résultat, que de telles initiatives puissent avoir lieu. Je me demande : est-ce que cela aurait pu se passer ailleurs qu’à Oiron ? C’est en lien avec le projet décalé du château et la volonté de Carine Guimbard de développer des choses avec le village et la population. C’était un sacré pari ! Nous étions juste un échantillon de citoyens sans aucune compétence pour mener ce travail-là. Plus largement, j’y vois un rapport avec la place de l’art dans la société et une réflexion sur la notion de droit culturel.